03 mars 2006
Shaolin soccer
Date de sortie : 21 Août 2002
Réalisé par Stephen Chow
Avec Stephen Chow, Vicki Zhao Wei, Ng Mang-Tat
Mon avis
Après avoir vu Crazy Kung-Fu (numéro1 de mon top 2005), j’ai quand même eu envie de voir ce que Stephen Chow avait fait auparavant. Je suis donc tombée sur Shaolin Soccer. A vrai dire, je n’ai été ni déçue ni emballée. J’ai pris beaucoup moins de plaisir à regarder ce film que Crazy Kung-Fu mais je n’ai pas trouvé ça complètement inintéressant.
Mon avis |
On ne peut pas détester Stephen Chow, car c’est un passionné, un amoureux du cinéma. Il a des millions de choses à raconter, des envies, des idées, de l’humour, de l’originalité. Maintenant, on dirait qu’il a énormément de mal à canaliser son énergie et son humour peut paraître lourd pour certains. Et c’est un peu le cas de Shaolin Soccer. Beaucoup d’idées intéressantes mais peu d’organisation, ça part dans tous les sens, c’est brouillon.
Malgré cette grosse faiblesse du film, on retrouve des points positifs comme le fait de donner beaucoup d’humanité à ces personnages ou de mélanger le Kung-Fu au cinéma en rendant de merveilleux hommages.
Je déconseille fortement ce film aux personnes qui n’ont déjà pas aimé Crazy Kung-Fu pour son humour et ses nombreux effets spéciaux. Car Shaolin Soccer, c’est Crazy Kung-Fu fois deux. Ce qui me plaisait dans Crazy Kung-Fu, c’est qu’il était toujours à la limite du ridicule et de l’humour gras. Hors, ici, il est en plein dedans. Il saute pieds joints dans la flaque de l’exagération.
J’ai regardé le film jusqu’au bout car il y a tout de même de bons moments, de très belles idées, et de l’enthousiasme ! Et c’est ce qui compte. Il a de l’envie et il a prouvé avec son dernier film qu’il a compris comment canaliser son énergie.
Commentaires
Non
Pas du tout aimé, au contraire de "Crazy Kung-fu". Brouillon, tu as bien trouvé le mot ;-)
YEAH !!
Moi j'ai ADORE !! Deux de mes passions en un film avec le genre d'humour que j'adore !! Un peu bête l'humour mais quand on me connait... :p
Audace maximale, le genre de film que je regarde en boucle sans me lacer... Mon film "de voyage".
Scène hilarante
La scène qui me fait hurler de rire c'est quand il danse en groupe dans la rue :D
:(
Moi, je suis du même avis que Chris, mais j'ai conservé cet avis sur Crazy Kung Fu. Pour moi, l'ensemble reste trop fouilli, j'en ai déjà parler plein de fois, donc je vais pas revenir dessus, mais j'ai vraiment du mal avec ce cinéaste, cela dit, je reconnais la démarche et apprécie assez, mais, mais, mais, c'est pas encore suffisant pour me satisfaire.
Juste histoire de dire bonjour
et dire que je n'ai vu ni Shaolin Soccer ni Crazy Kung-fu donc que je pars discrètement me réfugier dans la honte :D
Lol Bastien
Si je devais me réfugier dans la honte à chaque fois que je n'ai pas vu un film...
:D
Mouais....
Je ne sais pas trop, c'est délirant et déjanté, mais j'ai trouvé le film assez moyen.
@ ++
cine-world.sky
Mouais...
Pas plus que "mouais" en tout cas. Je suis contente de l'avoir vu parce que je me serais toujours demandée ce que ce cinéaste avait fait avant Crazy Kung-Fu - et la curiosité inassouvie, je déteste - mais il faudrait vraiment que je sois sur une île déserte avec 1 seul dvd pour le revoir...
Shaolin soccer un sacré souvenir pour moi la premiere fois que je l'ai vu c'était en version original sans sous-titre et j'ai tout compris pas étonnant n'est-ce pas... ;) je n'ai jamais vu la version occidental parait qu'il ya quelques coupure parce-que l'humour chinois est il est vrai assez particulier...
Ce qui m'a frappé dans ce film : originalité, naïveté, humour particulier, effet spéciaux, scénario et mise en scène très mangas... Un truc que j'adore chez Chow que ce soit pour Shaolin Soccer ou Crazy Kunfu c'est son goût évident pour les anti-héros ya qu'à voir la dégaine de ses personnages principaux ;) les maitres du kun fu avec lui ont vraiment des têtes de droopy ;D
bisous Sarah
Oui Kunta
Mais je pense que yu vas encore plus aimer Crazy Kung-Fu ! J'en suis même certaine.
Je l'ai vu justement "Crazy Kunfu" et je l'ai effectivement adoré, le bonne effet de surprise en moins parce-que j'étais un peu familiarisé avec le style de S. Chow... il est encore meilleur (CKF) c'est pourquoi je ne regrette pas d'avoir vu Shaolin S. avant ça permet de mieux aprécier la progression
TROP MORTEEEEEEEEEEEEEEEL !!!!!!!!!!!!!!!!!!
L'idée était complètement folle : associer le sport le plus populaire du petit écran (le foot, un peu beauf, non ?) et celui le plus populaire du grand écran (les arts martiaux : à force d'en voir, c'est devenu un peu bof, non ?). Stephen Chow (nom international, sa vraie identité étant Chow Sing-Chi) remporte son pari haut la main en mixant deux sports n'ayant rien à voir du tout, aboutissant à une comédie décapante, cartoonesque et forcément culte.
La réussite de son Shaolin Soccer tient sans aucun doute à la proximité avec les différents publics occidentaux que le film entretient sans pour autant brader l'identité de l'auteur. Stephen Chow a conscience que son film a un potentiel fort à l'étranger et a par conséquent canalisé son humour pour le rendre accessible à tous. Sans renoncer à ce qui défini son cinéma, il a mis en veilleuse certains excès (le remontage international effectué par les Weinstein n'aide pas non plus) en évitant la surenchère. On retrouve ainsi un peu de son sadisme assumé avec les diverses humiliations subis par ses héros, mais en plus faible quantité. La dimension parodique est également en retrait, loin de Sixty Million Dollar. En retrait mais pas absente pour autant, en témoigne le verre d'eau qui tremble renvoyant à Jurassic Park ou bien une séquence à la Full Metal Jacket lorsque le terrai de foot devient littéralement un nouveau Vietman, sans parler du Bullet Time Matrixien. Mais l'essence même de l'humour de Chow, entrant plus largement dans le registre assez peu connu chez nous de la Kung-Fu comédie, est toujours là. Son comique repose sur un non-sens complet, proche de Tex Avery, et s'appuyant sur un respect total des codes des genres cinématographiques auxquels il touche afin de mieux les détourner. Shaolin Soccer assume donc complètement son délire, ne se moquant jamais de son public et se déroulant dans une joie communicative.
Avec son pitch calqué sur le Syndicat du Crime et puisant dans les classiques asiatique (« les Disciples de Shaolin » par-ci, « the Killer » par là), Shaolin Soccer est avant tout un bon morceau de péloche décomplexé du gland qui tord le cou aux films sportifs traditionnels où une équipe surmonte l'adversité et où le héros gagne le trophée ultime tout en trouvant l'amour. Ici, c'est Full Monty chez les Monty Pithons qui auraient eu un enfant nommé Bruce Lee. Comprendre par là que le scénario parle d'une bande de loosers qui, en maîtrisant les arts martiaux, gagnera une Coupe de Foot. Intrigue facile mais dynamitée par le concept même du kung-foot qui aboutit en fait un cocktail explosif d'action jouissive. Si les gags s'enchaînent sans temps mort, il en est de même des séquences d'action, toutes démentielles et montées dans une espèce de crescendo implacable, allant de la présentation du héros et de ses pouvoirs à la formation d'une équipe, puis les premiers matchs jusqu'à la finale apocalyptique. Du fun en rafale et inutile de connaître les règles du football pour apprécier. Il suffit de se laisser porter par les performance câblées faisant voler les comédiens, le côté Olive et Tom qui transparaît à plusieurs reprise (le terrain fait 3000 kilomètre et les ballons filent à la vitesse du vent) ou encore les effets spéciaux souvent spectaculaires qui permettent aux stade d'être dévastés. Qui plus est, il y a une excellente maîtrise des chorégraphies (signée Ching Siu-Tung, ça nous changera des Wen Yu Ping) qui, mixées à des ballons numériques, aboutissent à des sommets d'inventé (il faut avoir vu les joueurs faisant tournoyer leurs jambes comme des danseurs de hip hop en s'échangeant le ballon !!!). Surprenant !
L'ambition de Stephen Chow est donc énorme et il signe donc un film dans la lignée ses précédents travaux (le Roi Singe, King Of Comedy : bougez-vous le cul putain !) dans lequel il est essais de se plonger. Car loin de n'être qu'un grand moment de nawak à pleurer de bonheur, Chow fait preuve d'une surprenante sensibilité en déviant son projet initial vers le drame social. Pas de réflexion prise de tête sur le capitalisme triomphant, non, mais plutôt une naïveté étonnante opposant les petits pauvres face au méchant riche entraîneur avide de pouvoir. Ainsi, le personnage principal, ne souhaitant que diffuser ses techniques martiales pour simplifier la vie des gens troquera sa paire de vieilles baskets contre une paire de Puma afin de s'intégrer au monde auquel il souhaite appartenir. La victoire sera pourtant assurée par la vieille paire rafistolée avec des dessins pour enfants dessus. Le message du film est simple : c'est en restant nous même que l'on peut accomplir de grandes choses. Qu'est-ce que je vous disais ! Naïf à fond. Mais c'est paradoxalement là qu'est la plus grande force du film : parvenir à nous émouvoir en filmant des gens en marge du monde (la fille est moche et fauchée, les joueurs sont moches et fauchés) qui ne souhaite qu'être heureux. Etre sois même est donc le credo de ce film qui nous invite finalement à nous faire du bien, en adoptant un mode vie zen (le symbole du yin et du yang revient à plusieurs reprises), le kung-fu, qui nous permettra de faciliter notre quotidien (voir l'hilarant plan séquence final) (dis donc monsieur mérovingien, c'est vraiment gênant toutes ces parenthèses, ça nuit à la lecture !).
En dépit de son petit budget (pardonnant donc la qualité limite de certains sfx), Shaolin Soccer est le bon plan pour passer une soirée dvd de qualité entre amis. Même si on pourra regretter une première partie un peu longue (Chow sera infiniment plus généreux avec Crazy Kung-Fu), il vous est fortement conseillé cet entraînement des zygomatiques pour vous filer la pêche.
NOTE : 5/6
Débile mais génial
Complètement déjanté et absurde, ce film, si je me rappelle bien. C'est normal que ce soit un peu "brouillon", le but n'est pas vraiment de raconter une histoire qui tienne la route...
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