18 février 2007
Rocky Balboa
Date de sortie : 24 Janvier 2007
Réalisé par Sylvester Stallone
Avec Sylvester Stallone, Burt Young, Antonio Tarver

Mon avis
En 1976, John G. Avildsen nous suprpend avec l'arrivée d'un nouveau film : Rocky. Comment ne pas fondre devant un personnage si humain et rempli de volonté, pourtant pas forcément gâté par la vie et par les autres. Rocky est un coup gagnant, assurément. Et puis comment pourrait-on oublier la scène de fin où Stallone cherche Talia Shire du regard en criant " Adriaaaaane !" après le match de fin, pour que celle-ci lui réponde enfin en hurlant à travers la foule : "Rockyyyyy". Mais malheureusement, la suite ne fut pas à la hauteur. Les autres films de la saga étaient regardables mais ne retrouvaient ni la force ni l'intensité du premier.
J'avoue que j'avais un peu rater la sortie de ce film, pensant au départ qu'il était sans intérêt, avec un boxeur qui répète les combats qu'on a déjà vu 36 fois. Mais à force d'entendre des critiques positives, j'ai décidé d'aller vérifier. Et je pense que j'ai vraiment bien fait. Car, grâce à Stallone, l'année 2007 commence en force.
Dans ce film, c'est plus Stallone que Rocky qui mène un combat sans merci contre les autres. Il est considéré comme une grosse brute finie, qui ne jouera certainement plus dans aucun film, mais se bat et impose son film avec une humanité incroyable. Désolée de vous l'apprendre, mais cet homme est très loin d'être fini et je dirais même qu'il a encore énormément de choses à dire. On sent que ce n'est pas toujours facile d'être seul contre tous. Car son combat, il se le livre avec des larmes et de la hargne. "Ce qui est important, ce n'est pas d'entendre ce que disent les autres mais d'entendre ce que tu te dis toi", lance d'ailleurs Rocky à son fils. Ce film est un cri qu'il se devait de pousser absolument, pour mieux respirer et vivre.
Rocky est rattrapé par le temps. La mort de sa femme et l'éloignement qui s'est formé entre lui et son fils sont les plus durs moments de sa vie. Malgré cela, il continue à avancer et à aider les autres, avec cette bonté incroyable qui fait qu'il est unique. Le fait de retrouver "la petite Marie" et puis Paulie, veillis mais pourtant toujours aussi touchants, apportent un plus au film. On se rapelle des moments forts du premier Rocky et on se rend compte de ce que ces personnages ont apporté au film.
La seule chose à laquelle on pense à la fin de ce film c'est : " Oh purée, il l'a fait". Stallone nous donne une bonne claque de ses grosses mains lourdes et vieillies et ça fait du bien. J'ai pleuré, ça c'est sûr et certain. Parce que ce film est fait avec rage, pleurs et intensité. Et c'est tout ce qui compte.
