06 janvier 2007
Le vieux fusil
Réalisé par Robert Enrico
Avec Philippe Noiret, Romy Schneider, Jean Bouise.
Il y a une série de films que l’on appelle « cultes » et qu’il est important de voir pour une personne s’intéressant un peu au cinéma. Pas pour dire qu’on les a vu mais pour comprendre des tas d’hommages se trouvant dans d’autres films et pour apprécier encore plus notre 7ème art adoré. On m’a toujours parlé du Vieux fusil comme un de ces films, et je peux enfin comprendre pourquoi. C’est beau, fort, intense. Un gros choc. Synopsis
Il y a tellement de choses à dire que je ne sais par où commencer. Et si je débutais tout simplement par ce qui m’a le plus marquée ? Les acteurs !
En effet, je pense que l’on assiste là à un des plus beaux duos que le cinéma français ait connu. Dans ce film, on en arrive au point où Noiret et Schneider ne jouent plus leur rôle mais sont véritablement Julien et Clara. Chaque scène à deux déchire le cœur du spectateur, tellement ils sont vrais.
Noiret, gros bout d’homme mou et tendre, avec de grosses mains, une grosse tête, un gros cœur. Schneider, femme fine aux profonds yeux bleus, dont il est impossible de ne pas tomber amoureux. Mettez-la dans une pièce de 20 personnes et je vous garantis que vous la remarquerez dès la première seconde. Elle est à mettre dans le même sac que Vivien Leigh, Elizabeth Taylor; Audrey Hepburn ou Marilyn Monroe.
Je ne trouve pas le scénario extrêmement original : la moitié du film est une vengeance, en fin de compte. Mais j’ai pourtant été très touchée. Ces souvenirs qui reviennent le hanter sans cesse, cette transformation qu’il subit tout au long du film (passage de l’homme bon et gentil au meurtrier dur). Et sans oublier ces répliques inoubliables : « Ce n’est pas parce que vous n’êtes pas beau, ça n’a rien à voir », « Je vous aime… », « Vous m’aimez !? »,…
Un film qui marque, c’est le moins que je puisse dire. Je le conseille, évidemment. Et puis là je regrette encore plus Noiret, qui s’est éteint trop tôt. Il y a des scènes qui me resteront toujours dans la tête, j’en suis presque certaine.
02 janvier 2007
Année 2006-Mon top.
Je mets ici mes 10 films préférés de l'année 2006. Pour ceux que ça intéresse, en bas à droite de mon blog ( en dessous de mes liens d'amis), il y a le reste de mon classement. Faut dire que j'ai quand même vu 40 films au cinéma cette année ! Pas mal, hein ?
Puis, bonne année à tous ! Qu'elle soit remplie de bons films et de surprises !
1.

2.

3.

4.

5.

6.

7.

8.

9.

10.

24 novembre 2006
Un grand Monsieur s'est éteint...

22 novembre 2006
Gadjo Dilo
Date de sortie : 08 Avril 1998
Réalisé par Tony Gatlif
Avec Romain Duris, Rona Hartner, Angela Serban

Mon avis |
Gadjo Dilo, l'histoire d'un voyage qui mène à l'autre, à l'amour et à la prise de conscience. Bref, un voyage qui mène à l'essentiel. Le film met de bonne humeur et nous donne envie de vivre. Stéphane, le personnage principal, se redécouvre lui-même et se rend compte de ce qui est réellement important dans une vie. Le film se déroule loin des voitures et des immeubles, loin des bureaux et des écoles... Tout est nature, tout est vrai et sans artifice. Car chez les tziganes, on danse même aux enterrements, on rit même après un drame. Il y a quelque chose de tellement " nature" dans ce film, c'est fou. Les rapports entre les personnages sont purs.
On y retrouve d'ailleurs un casting étonnant ! Rona Hartner (qui joue le rôle de Sabina), avec ses airs à la Kate Winslet, est fantastique et juste. Elle s'exprime de partout, en étant très naturelle et vive. Romain Duris, un peu en-dessous mais néanmoins très bon, convient parfaitement au rôle. Mais l'acteur à retenir s'appelle Izidor Serban. Sans lui, le film ne serait certainement pas aussi magique car il y apporte toute le côté chaleureux du film.
Par ailleurs, le réalisateur n'hésite pas à montrer la manière dont ces tziganes sont traités (la destruction de leur village, l'emprisonnement de certains hommes, le meurtre des enfants). Mais magré ce message profond et dur, le spectacteur arrive à sourire et à pleurer de joie (ce qui est à mon avis, la raison pour laquelle ce film est un chef d'oeuvre). En effet, la dernière image du film est un gros plan sur le visage de Sabina qui sourit.
Tony Gatlif nous emmène dans un univers de rêve, à la manière d'un Kusturica. Je me suis sentie complètement transportée. C'est le genre de film qui nous fait aimer le cinéma. Je le conseille vivement à tous.
28 octobre 2006
Le parfum
Date de sortie : 04 Octobre 2006
Réalisé par Tom Tykwer

Avec Ben Whishaw, Dustin Hoffman, Alan Rickman
Mon avis |
J'éprouve énormément de mal avec les romans que j'ai lus et qui sont adaptés au cinéma. Pourquoi ? Parce qu'avec un roman, on s'invente son propre unviers, sa propre musique, ses prorpes décors, sa propre vision des personnages. Une adaptation cinématographique d'un roman connu est presque toujours une déception. Parce qu'elle bourre dans le tas des détails, sans respecter plein d'éléments importants. Je n'ai pas ce problème avec des film style Bridget Jones ou Charlie et la chocolaterie, parce que je n'ai pas lu ces livres ! Mais ça me révole quand, par exemple, je vois que le fabuleux roman de Fred Vargas (Pars vite et reviens tard) va être détruit au cinéma...J'ai vu la BA du film et elle est complètement révoltante ! Mettre José Garcia (que j'aime par ailleurs beaucoup) dans le rôle d'Adamsberg, c'est tout simplement pas crédible !
Maintenant, je trouve que Tom Tykwer ne s'en sort pas trop mal dans cette adaptation du roman de Süskind. Il respècte l'histoire et je n'ai à aucun moment été condredite dans mon imagination de lecteur. Il ne fait que coller de très jolies images colorées à cette histoire. Il ajoute juste une petite touche personnelle en rentrant par exemple dans le coeur de la matière, des objets filmés. (Par exemple ; rentrer dans le corps de l'oiseau mort ou bien faire un gros plan sur le nez des personnages). A chaque respiration, j'avais d'ailleurs l'impression de sentir une odeur nouvelle dans le cinéma tellement l'image était forte.
L'histoire, tout le monde la connait ou presque. Elle est bien évidemment géniale et originale. Bien que je pense que le film explique un peu trop la souffrance de Grenouille, ce que le roman ne fait pas. Ce dernier laisse place au doute en ne répondant pas tout à fait à la question " Est-ce un monstre ?"
Mais même, je ne vois pas tellement l'intérêt de faire un film sur un roman aussi connu. Pour moi, cela résulte d'un manque de personnalité. Pas entièrement convaincue mais pas complètement déçue non plus. On est en tout cas très loin de Cours Lola, cours...
18 octobre 2006
Carnet de voyage

Date de sortie : 08 Septembre 2004
Réalisé par Walter Salles
Avec Gael Garcia Bernal, Rodrigo De la Serna, Mercedes Morán
Synopsis |
J'ai tout d'abord énormément apprécié qu'on ne nous montre que la jeunesse du Che. On nous montre ce qu'il lui a donné envie de se battre dans la vie. Point barre. Il part, jeune et inconscient et au fil du voyage, il devient un autre homme, il devient le véritable Ernesto Che Guevara. Je vois avant tout le côté humain du personnage, sa transformation, sa torture intérieure qui apparaît petit à petit avant le côté "Oh qu'est-ce que les pauvres souffrent". Le film est très respectueux envers tous les personnages puis très émouvant.
Bon ok, il est vrai que la réalisation n'a rien d'extraordinaire et que Gael Garcia Bernal manque un peu de puissance... Mais cela n'enlève absolument rien au film.
Le film est simple, frais. Assez pour me donner envie de découvrire les autres films du réalisateur. Je l'ai vu il y a 3 mois et il je l'ai toujours en tête.
04 octobre 2006
Cours Lola, cours...

Réalisé par Tom Tykwer
Avec Franka Potente, Moritz Bleibtreu, Herbert Knaup
Date de production : 1998
Mon avis |
Le film commence, Lola est dans sa chambre et reçoit un coup de téléphone de Manni, qui lui explique qu'il a absolument besoin d'elle. Lola court pour l'aider... Et si Lola mourrait ? Et si Manni mourrait ? Et si Manni n'avait pas oublié le sac ? Et si cet homme avait bougé sa voiture une minute après ? Et si..? Le film recommence trois fois avec de nouveaux "et si". Grande audace de part de Tom Tyker, donc, de recommencer ainsi le film, comme si aucune fin ne lui convenait.
L'amour, le vrai, guide Lola. Rien ne peut l'arrêter. Même les soeurs s'écartent dans la rue pour la laisser passer... Malgré la puanteur de Berlin, les personnages étranges qu'elle y rencontre, les décors gris, son père qui la rejette, Lola court vers son destin. Elle est la pureté.
Dernière invention géniale : le spectateur a la possibilité de connaître le futur de chaque personnage. A chaque fois que Lola croise une personne, il y a un arrêt et des tas de flash se succèdent pour montrer la fin de la vie de cette personne. Le passé a peu d'importance pour Tom Tyker. Ce qui importe, c'est ce qu'il y aura après la course.
Des idées à la Trainspotting, des acteurs intenses, une mise en scène qui dérange. Et le film est pourtant fait avec si peu de moyens! C'est certain : Tom Tyker a osé nous proposer quelque chose de nouveau et d'audacieux.
23 septembre 2006
La jeune fille de l'eau
Réalisé par M. Night Shyamalan
Date de sortie : 23 Août 2006
Avec Paul Giamatti,Bryce Dallas Howard, Jeffrey Wright

Mon avis |
Pour une fois, Shyamalan décide d'aller un peu plus dans l'humour et la féerie, ce qui n'est pas plus mal. Car il essaie des choses et ne se répète pas. La jeune fille de l'eau est un conte philosophique émouvant, drôle mais surtout très profond. Non, pour moi ce n'est ni "léger" ni " bête". Je n'ai pas vu le temps passer, tout simplement.
"Chacun a un rôle, chacun est unique", phrase prononcée par Brice Dallas Howard à Paul Giamatti. Et je dirais que tout le film tourne autour de cela. Chaque personnage se cherche, trébuche, s'émerveille. Cet immeuble représente le monde. Et étrangement, chaque personnage a envie d'y croire, à cette sirène, arrivant de nulle part. Personne ne s'en étonne, personne ne se pose de questions. Et nous aussi, spectacteurs, on a envie d'y croire. Croire en la magie, en le surnaturel et aux dons, c'est ce qui nous fait vibrer. Je n'ai d'ailleurs pas pu m'empêcher de penser à L'histoire des fées de Cottinley après ce film.
Les personnages sont géniaux. On sent qu'on a pris un plaisir fou à les construire. Le personnage du critique cinéma, par exemple, m'a étonnée. Mais il serait injuste de parler des personnages sans accorder une place spéciale à Paul Giamatti, qui nous a prouvé une fois pour toute qu'il savait jouer. Puis, j'ai adoré le personnage de Vick Ran (joué par M. Night shyamalan lui-même). C'est un peu comme si il parlait de lui-même.
En gros, une merveille... Quand sort son prochain fiiiilm ?
Quoi?! Vous n'êtes pas encore dans la salle ?
09 septembre 2006
C'est arrivé près de chez vous.
Date de sortie : 04 Novembre 1992
Réalisé et avec Remy Belvaux, André Bonzel, Benoît Poelvoorde
Mon avis |
-"Quoi ? C'est seulement maintenant que tu vois C'est arrivé près de chez vous ?"
- "Bah oui..."
-" Purée ! Mai c'est culte !!!"
-"Bah oui, je sais..."
Et c'est difficile de parler d'un film aussi génial, parce qu'on a déjà tout dit. J'ai tellement adoré que je l'ai regardé deux fois d'affilée ! Tout est exceptionnel et original dans C'est arrivé près de chez vous car c'est à la fois profond et drôle. Le film fait bien évidemment penser aux émissions Streap Tease de notre Belgique adorée. Puis Poelvoorde... que dire ? EXTRAORDINAIRE ? C'est bien simple, à chaque fois qu'il ouvre la bouche, je ris.
Je pense d'ailleurs qu'on peut lui accorder un petit paragraphe, à ce Benoît. C'est quand on voit ce type de mec qu'on se dit que la vie, ça peut être drôle. Quel talent, quel sens de l'humour ! Sans lui, le film n'est que très peu. La force des dialogues (je devrais plutôt dire " monologues") est tout simplement magnifique. Une interprétation hors du commun, que tout le monde retiendra pour encore très longtemps.
Au fil du film, on ne sait plus très bien si on doit rire ou pleurer. Le meurtre de l'enfant, le viol, la mère de Ben qui vient le voir en prison sont des scènes très choquantes qui nous mettent vraiment mal à l'aise. Et c'est ce mélange de tristesse et de rire qui rend le film si spécial. Un chef d'oeuvre, très clairement.
Allez, rien que pour le plaisir (spéciale dédicace à Bastien)
:« Pigeon! Oiseau à la grise robe, Dans l'enfer des villes, A mon regard tu te dérobes, Tu es vraiment le plus agile.»
" Un petit quidam, ça ne fait pas de vague... Tu tues une baleine, t'auras les écolos, t'auras Greenpeace, t'auras le commandant Cousteau sur le dos ! Mais décime un banc de sardines, j'aime autant te dire qu'on t'aidera à les mettre en boîte !...
Faut travailler petit, hein..."
"L'amour laisse comme une traînée de souffre derrière lui, comme une odeur qui traîne et que malgré tout dès que tu rencontres quelqu'un, tu sens, un peu comme quand tu vas pisser et que tu sens tes doigts. Tu vois ? Ca sent toujours, faut te laver les mains deux, trois fois avant que tu n'oublies que tu aies fait pipi. "
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02 septembre 2006
Eternal Sunshine of the spotless mind.

Date de sortie : 06 Octobre 2004
Réalisé par Michel Gondry
Avec Jim Carrey, Kate Winslet, Kirsten Dunst
Synopsis
Il m’est déjà arrivé, plusieurs fois, de vouloir effacer quelqu’un ou quelque chose. Par exemple, suite à une dispute ou à un moment de gêne, j’avoue avoir déjà prié pour ne plus jamais revoir cette personne ou pour ne plus jamais me souvenir de ce moment atroce (Et ils sont nombreux, les moments de honte dans ma vie de petite adolescente timideJ).
Mais après coup, on se rend compte que ces moments ou ces personnes nous ont rendu plus fort. Et pour moi, c’est un peu ça Eternal Sushine…On veut effacer ce qui nous a blessé mais on se rend en fait compte que ce qu’il y a de plus beau dans la vie, ce sont justement ces moments de faiblesse. On aime l’autre tout en entier, avec ses mauvais côtés et on ne nie pas les problèmes, on les accepte.
Car en effet, il n’y a rien de plus beau que ce couple ayant des souvenirs formant ensemble une histoire, leur histoire.
Kate Winslet est belle et fragile malgré son côté un peu fou. Jim Carrey est simple, timide et tendre. Ensemble ils forment un couple on ne peut plus attendrissant. Certaines scènes sont tellement fortes, c’est à vous donner la chair de poule.
.Les maisons qui s’écroulent au fil des souvenirs, les lacs gelés, les lits au milieu de la plage glacée… Michel Gondry a inventé une série de décors qu’on ne peut pas oublier tellement c’est bizarre et beau à la fois. Ca lui est propre, et il peut en être fier.
Le scénario est magnifiquement bien ficelé. Ca paraît compliqué au début mais si on se laisse aller, les émotions viennent à nous sans faire le moindre effort mental. « Une course au souvenir », mais comment Charlie Kaufman a-t-il pu inventer ça ? C’est incroyable, tout simplement. J’aimerais beaucoup que Tim Burton travaille un jour avec lui.
Une des plus belles comédies romantiques de ces dernières années parce que c’est original et super bien réalisé. Les mots me manquent !
